Je prends un miroir pour voir mon reflet par et à travers mes yeux.

Je prends un miroir pour voir mon reflet par et à travers mes yeux.
AUTOPORTRAIT ANTE MORTEM


Dans ces yeux je vois de la folie. Cette flamme démentielle qui brûle et me brûle de l'intérieur.
De l'intérieur et embrase mon esprit jusqu'au plus profond de lui-même, jusqu'au plus profond de moi-même. Cette incendie que rien ne semble pouvoir arrêter, que rien ne semble contrôler. Cette chaleur qui grise chaque centimètre de ma peau, chacune de mes cellules, mes molécules sont en effervescences. Les atomes qui me composent vibrent, donc je vibre. Qu'est-ce que la vie sinon une vibration dans l'Univers infini? La folie, c'est ça. Une vibration. Une vibration transversale au plan médian qu'est la normalité.
Je vois de la peur dans ces yeux. Cette peur qui paralyse, qui gèle. Peur de rien. De la peur dans sa plus simple manifestation. Ce monstre qui se cache sous notre lit, ces morts dans nos placards, cet inconnu dans le noir, tout ce monde dans la lumière, le noir, la lumière. Peur de mourir. Peur de vivre.
La Peur. Sans peur plus de plaisir, et je vois aussi du plaisir, de l'envie, de l'excitation aussi.
Le lien l'INTERDIT.L'interdit que manifeste la peur est source de jouissance dès lors qu'on le transgresse. Tant de plaisir peut en être quasi sexuel: obsédant, nécessaire, vital.
Je vois de la fatigue, jeune et déjà fatigué. Fatigué de supporter le poids de la vie, de ma vie. Car nous avons une vie entre les mains, notre vie. Y a-t'il chose plus difficile que la responsabilité d'une vie?Et quand la vie en question est sa propre vie comment ne pas étouffer sous le devoir qui nous incombe? Fatigué de tendre la joue à chaque coup qu'inflige la vie, surtout lorsqu'elle est armée. Car si ses coups ne blessent pas toujours le corps, c'est l'être en soi qui saigne. Et le temps n'a que rarement raison d'une telle hémorragie. Et ce sang qui coule, coule et coule encore, s'écoule sans jamais en finir, est vidant. Et l'on se perd ,et je me perds. La substance ainsi partie, c'est de l'énergie qui se dissipe. C'est en cela que la vie tue, à petit feu, proportionnellement à l'envie qui fuit.
Dans ces même yeux, j'aperçois de l'arrogance, une certaine suffisance qui s'explique par un narcissisme récurrent qui ne s'efface qu'à la condition de recevoir les louanges d'une modestie feinte. C'est ça, ce que j'ai vu, c'était de l'égocentrisme. Tout tourne, tout gravite, autour de moi, autour du moi. S'ils n'existent ce n'est que parce que je sais qu'ils existent. Ils n'existent que par moi, grâce à moi, alors pourquoi n'existeraient-ils pas pour moi? Et tout tourne, et tourne, et à force de me regarder je ne vois pas que je tourne aussi, et je me détourne, petit à petit. Enfin je me tourne le dos, et me déteste. Je me vois avec dégoût, ne supportant plus mon image, mon être, ne me supportant plus. Je commence à haïr ce que je suis sans jamais rien faire pour y remédier puisque je me hais. Alors je continue à gravir progressivement les marches de mon aversion, mais ce n'est qu'une histoire de cycle. Car je tourne encore jusqu'à me retourner devant moi même, et là, je m'aime. Je ne suis qu'un objet qui gravite, je n'y peux rien, nous gravitons tous. Le tout, c'est de prendre un contrôle partielle de notre elliptique rotation pour changer de trajectoire. On empêche jamais rien de tourner.
Je souris face au miroir, au fond de ce regard se cachent encore d'innombrables facettes, colère, joie, vitalité, solitude, partage, ambitions, regrets, désirs, névroses, exaspération, curiosité, singularité, espérance, vide, cauchemars, indifférence, pitié, et encore, un comportement dicté par l'environnement, une envie insoutenable de voler, de la cruauté envers de parfaits inconnus, des v½ux de destruction, des projets de meurtres, des désirs sexuels, une empathie envers l'univers, la force de rêver, un abrutissement palpable, des cicatrices encore chaudes, une enfance perdu, de l'amitié forgée au fil des années, etc, etc, etc.
Ce que j'ai vu au fond de ces yeux durant cette écriture, c'était moi, c'était aussi partiellement vous, car ce que j'ai vu c'était surtout de l'humanité. Nous sommes tous représentatifs de l'humanité, ce qu'un d'entre nous peut être, nous pouvons tous l'être, ce que nous pouvons être, les autres peuvent l'être également. C'est insoupçonnable ce que l'on peut apprendre sur les autres en en apprenant sur nous-même, l'inverse est d'autant plus vrai. Apprendre du regard des autres est des plus enrichissant,
le rejeter n'est que pures conneries. Mais apprendre par son regard, qu'il soi posé sur soi, sur l'autre, sur un arbre, une pierre, un lieu, une époque, un monde, un Univers, sur tout finalement, est essentielle. Tout mérite d'être vu. Tout doit être pris. C'est en cela que peut être une vertu le caractère vorace de l'Homme.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 12:58

Come Back

Come Back
Comme le dirait un magrhebin qui m'est chère, désolé les Amish!
Ca fait un petit bout de temps que je n'ai rien poster et je m'en "excuse platement" pour citer un de mes professseurs de physique du collège. Enfin bref. Juste histoire de dire que je vais faire mon possible pour me faire plus présent sur la toile pour sastifaire mes innombrables lecteurs. ( Si il y en a je vous jure! Combien? Je viens de vous dire qu'ils sont innombrables! Bon ok, avec vous et mon psy ça doit faire envron trois.)

Donc me revoilà, pour le plaisir de certains le malheur d'autres et l'indifférence de la plupart!
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# Posté le jeudi 09 octobre 2008 12:11

L'équilibre selon Brice Hortefeu

L'équilibre selon Brice Hortefeu
Notre cher ministre de l'immigration , de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement est trop souvent accusé d'être raciste ou xénophobe. Et bien non! Encore aujourd'hui, il ne parle pas de barricader l'Europe contre les immigrés clandestins, il parle d'équilibrer l'Europe.
Voilà, tout ce comprend, quand on rejette à la mer des africains qui ont risqués leur vie, vu leurs frères mourir dans la traversée du détroit, qui ont donné tout ce qu'ils possédaient dans l'espoir d'atteindre la "citadelle européenne", c'est dans un soucis d'équilibre.
Quand un homme a réussi à passer entre les mailles du filet, est installé en France depuis plus de vingt ans, quand il a fondé sa famille ici, quand il paie des impôt, que ses enfants vont à l'école et qu'on le renvoit dans un pays qu'il ne connaît plus, c'est encore pour l'équilibre.
Quand des parents sont appelés à l'école de leur enfant par un policier se faisant passer pour un cpe et sont arrêtés à leur arrivée, toujours de l'équilibre.
C'est fou ce qu'on peut être amené à faire pour trouver l'équilibre. L'équilibre est l'essence même de la cohésion.
Le Ying et le Yang, le Jour et la Nuit, le Blanc et le Noir, le Nord et le Sud, les riches et les pauvres...
Equilibre, équilibre... J'ai parfois l'impression qu'un des cotés est plus équilibré que l'autre...

Avec ce très cher von Hortefeu, notre petit Fürher à défaut de karcher se sert de charter...
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# Posté le jeudi 12 juin 2008 10:22

Ne jamais rien remettre à demain.

Ne jamais remettre à demain ce qu'on peut faire aujourd'hui.

Qui sait si demain on pourra dire je t'aime aux personnes à qui l'on tient.
Qui sait si demain on aura assez de force pour trouver le courage de pleurer afin de soulager notre peine.
Qui sait si demain on aura toujours une épaule sur laquelle s'appuyer.
Qui sait si demain on aura toujours l'espoir de pouvoir réaliser nos rêves.
Qui sait si demain on aura encore une oreille pour nous écouter.
Qui sait si demain on aura assez de voix pour crier, pour hurler au monde qu'on existe qu'on a la rage ou qu'on est tout simplement en vie.


Exprimez-vous maintenant ou taisez-vous à jamais...
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# Posté le jeudi 12 juin 2008 09:35

Mon petit Mano

Mon petit Mano
Un petit article perso cette fois. Comment ne pas parler de mon petit Mano préféré. Toujours prêt à m'enfoncer quand je suis dans la merde, et je lui rend bien. C'est notre quota de noir dans la bande des déchets, à part ça, il sert à rien ou presque. De tout façon mon seul point commun avec ce type c'est que je vais surement rater ma vie et finir en taule! Pourquoi? A votre avis c'est quoi le sujet de conversation entre un noir et un gothique? Une petite aide, ça a un rapport avec la botanique...
Ce type c'est un peu comme une petite amie, mais sans les problème, on se trip juste et on se fait les fesses, à tour de rôle! D'ailleurs c'est ma semaine...
Plus sérieusement ce guyanomalgache de 19 ans assure, il skate, en danse il déchire, des abdos en béton, un grain de beauté qu'il adore montrer ( je ne dirais pas où! ) et célib' les filles...
Son plus gros défauts, je parlerai pas du QI je veux pas me faire frapper, c'est pas qu'il me fait peur mais ce type connait la moitié de la ville! Là je suis sérieux, impossible de faire 10 mètres avec sans qu'il ne dise bonjour à quelqu'un. L'mmigration ça créé des liens! Pour en revenir à son défaut, en ce moment il a pris la facheuse tendance de se fashioniser! Alors si j'ai un message à faire passer c'est, pourquoi?
Pourquoi Manoël, qu'est-ce qui va pas?
Enfin voilà, combien de missions galères, combien de soirées, combien de problèmes partagés, combien de défonces, combien de trips, combien de reflexions et surtout, combien d'argent tu me dois?! :)

# Posté le mardi 22 janvier 2008 00:34